L’unique gravure représentant le Comte de Saint Germain
Le comte de Saint-Germain, né probablement entre 1690 et 1710 (en 1691 selon la légende) et mort le à Eckernförde, est un aventurier du XVIIIe siècle, musicien, peintre et polyglotte, réputé alchimiste.
Personnage mystérieux entouré de légendes, la tradition alchimique lui attribue la paternité de l’œuvre ésotérique La Très Sainte Trinosophie. Réputé immortel, il a inspiré de nombreuses œuvres littéraires et artistiques jusqu’à nos jours.
Le Comte de Saint Germain : une légende ?
Sa naissance n’a pu être conjecturée que sur la base de quelques témoignages épars, dont celui de son ami le prince Frédéric II de Hesse-Cassel, qui laissent supposer qu’il était l’enfant illégitime, né en 1696, du prince François II Rákóczi de Transylvanie et de la princesse Violante-Béatrice de Bavière, de la maison de Wittelsbach, épouse (veuve en 1713) de Ferdinand de Médicis, prince de Florence et qu’il fut élevé à Florence par le grand-duc de Toscane Jean-Gaston de Médicis, beau-frère de la seconde[3]. Toutefois, le baron de Gleichen qui relate que le comte de Saint-Germain a fini ses jours dans le Schleswig chez le prince Charles de Hesse-Cassel où il est mort à 93 ans, et que « Ayant hérité de ses papiers et reçu les lettres reçues depuis au défunt », « toutes les peines que les amis, les domestiques et même les frères de ce princes se sont donnés pour arracher de lui le secret de l’origine de M. de Saint-Germain ont été inutiles[